L’accès à une identité légale est une condition essentielle pour exercer ses droits fondamentaux et accéder aux services essentiels, surtout dans les contextes fragiles. Sans cela, voter, aller à l’école, passer des examens, se soigner, voyager, ouvrir un compte bancaire ou bénéficier de crédits relève pratiquement de l’impossible.
Améliorer les services d’état civil est donc un acte politique inclusif : l’État reconnaît chaque individu comme porteur de droits, tout en affirmant les responsabilités de l’État envers sa population. La digitalisation de l’état civil améliore l’efficacité et l’accessibilité des communes et mairies, en remplaçant ou complétant les registres papier par des bases de données numériques.
Elle permet également la délivrance de documents à partir de n’importe quel service d’état civil, y compris à l’étranger via les consulats – un aspect crucial lors de déplacements importants de population. De telles réformes engendrent également des bénéfices majeurs pour la gouvernance démocratique et la stabilité : sauvegarde et protection des données, politiques publiques alimentées par des données fiables et à jour, transparence des services publics… Elles favorisent également des investissements stables et sûrs.