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1 juillet 2026
Vaincre le paludisme par des systèmes de santé robustes
En 2024, 282 millions de cas de paludisme et 610.000 décès ont été dénombrés dans le monde, principalement en Afrique subsaharienne où les enfants de moins de cinq ans représentent 75 % des victimes (OMS, 2025). Dans de nombreux pays fortement touchés, la résistance aux médicaments se propage et l’écart entre les connaissances et les soins dispensés sur place reste important.
Malgré l’introduction progressive de vaccins dans les programmes de vaccination systématique, leur impact reste limité tant que les systèmes de santé chargés de les distribuer restent fragiles.
Car s’il est une maladie, le paludisme est aussi un problème de système de santé : les produits de base – moustiquaires, tests de dépistage, médicaments – sont nécessaires mais insuffisants. Leur impact dépend entièrement de la capacité d’un système de santé à les acquérir, les distribuer et les utiliser. Dans les pays les plus touchés, le manque de supervision des agent·es de première ligne, la fragilité des chaînes d’approvisionnement et des données sanitaires incomplètes ou inutilisées pèsent directement sur la lutte antipaludique.
Dans les pays avec lesquels Enabel collabore depuis longtemps (notamment le Burundi, le Niger, la République démocratique du Congo, l’Ouganda, la Guinée et le Bénin) la lutte antipaludique est indissociable du renforcement des systèmes de santé : Enabel y soutient des soins accessibles à la population, des services de santé publique bien organisés, des données sanitaires fiables, ainsi qu’une recherche-action et une surveillance renforcées pour détecter les résistances émergentes.