En 2024, un·e habitant·e de la planète sur quatre – soit 2,1 milliards de personnes – n’avait toujours pas accès à une eau potable sûre. Dans le même temps, 1,5 milliard de personnes restent exposées à des risques d’inondation extrême. Partout, la qualité de l’eau se dégrade sous la pression de la croissance démographique, de l’urbanisation et des besoins agricoles, énergétiques et industriels.
Le changement climatique aggrave ces déséquilibres : sécheresses plus fréquentes, inondations plus intenses, salinisation des sols et surexploitation des nappes phréatiques. En Afrique, l’agriculture concentre à elle seule plus de 80 % de l’eau utilisée, ce qui accentue les tensions entre usages économiques, besoins domestiques et préservation des écosystèmes.
Garantir un accès équitable à l’eau devient ainsi un enjeu stratégique majeur, à la croisée de la sécurité alimentaire, de la santé publique, de l’adaptation au changement climatique, de la stabilité économique et de la prévention des conflits.
