La paix et la sécurité sont des conditions essentielles au développement durable et au bien-être humain. Pourtant, les conflits armés, la criminalité organisée et l’instabilité politique continuent de bouleverser les sociétés : plus de 120 millions de personnes ont été déplacées de force dans le monde en 2024 (Haut Commissariat aux Réfugiés) et le nombre de conflits armés a doublé au cours des cinq dernières années, faisant plus de 233.000 morts (projet ACLED – Armed Conflict Location & Event Data).
En 2024, une personne sur huit vivait dans une zone touchée par un conflit. Selon le rapport États de fragilité 2025 de l’OCDE, les pays en situation de fragilité ou de conflit représentent jusqu’à 40 % des personnes vivant dans l’extrême pauvreté dans le monde — un chiffre qui illustre l’ampleur des impacts socio-économiques de l’insécurité.
Ces dynamiques ne mettent pas seulement des vies en danger : elles érodent la gouvernance, alimentent les inégalités, mettent à rude épreuve les écosystèmes tout en entravant l’accès aux services essentiels. Une réaction efficace requiert bien plus qu’une simple gestion des crises : la prévention des conflits, la stabilisation et la consolidation de la paix doivent s’attaquer aux causes profondes, et pas seulement aux symptômes.
Renforcer la paix et la sécurité constitue ainsi une priorité stratégique de la coopération internationale, en permettant des réponses collectives aux menaces transnationales et en consolidant la résilience à long terme.
