Près de 5 milliards de personnes, soit deux tiers de la population mondiale, n’ont pas véritablement accès à la justice (World Justice Project, 2023). Les raisons sont multiples : institutions défaillantes, situations de conflit ou encore absence de protections juridiques effectives.
Cette réalité traduit un enjeu majeur pour l’État de droit : l’incapacité des systèmes judiciaires à garantir des droits fondamentaux accentue les inégalités, fragilise la cohésion sociale et freine le développement durable et la croissance. Les populations vulnérables – femmes, jeunes, minorités – sont les plus touchées, exposées à l’impunité, à la corruption et à l’exclusion des services publics.
À l’échelle mondiale, la Banque mondiale estime que l’absence de mécanismes de justice accessibles compromet la sécurité juridique des investissements et la stabilité des institutions.
Renforcer l’accès à la justice est donc stratégique pour la coopération internationale : il s’agit de consolider la gouvernance, prévenir les conflits et promouvoir des sociétés inclusives. C’est pourquoi Enabel soutient à la fois le renforcement des systèmes judiciaires étatiques et des mécanismes endogènes (dialogue, médiation, conciliation ou arbitrage porté par les communautés) de résolution des conflits. Bien articulés, ces deux systèmes garantissent une justice plus inclusive, complémentaire et efficace.
